Calculateur de choix de traitement pour le cholestérol
Quel médicament est le plus adapté à votre situation ?
Ce calculateur vous aidera à comprendre si les statines ou les inhibiteurs PCSK9 sont le meilleur choix pour vous, en fonction de vos symptômes, de votre santé et de vos préférences.
Remplissez les questions ci-dessus pour obtenir une recommandation personnalisée.
Si vous avez déjà entendu parler de statines ou d’inhibiteurs PCSK9, vous savez qu’ils visent tous deux à réduire le cholestérol. Mais quand on choisit entre les deux, ce n’est pas juste une question de chiffres sur une ordonnance. C’est une décision qui touche à votre quotidien : votre corps, votre budget, votre routine. Et la bonne nouvelle, c’est qu’il existe des options claires - si vous savez où regarder.
Comment fonctionnent les statines et les inhibiteurs PCSK9 ?
Les statines existent depuis 1987. Elles agissent en bloquant une enzyme dans le foie, l’HMG-CoA réductase, qui fabrique le cholestérol. Moins de cholestérol produit = moins de LDL (le « mauvais » cholestérol) dans le sang. Elles sont prises sous forme de comprimés, une fois par jour, et ont fait leurs preuves sur des décennies.
Les inhibiteurs PCSK9 sont des médicaments injectables qui bloquent une protéine appelée PCSK9, permettant au foie de retirer davantage de LDL du sang. Contrairement aux statines, ils ne réduisent pas la production de cholestérol - ils améliorent sa clearance. Deux molécules principales sont disponibles : alirocumab et évolocumab. Elles sont injectées sous la peau, soit toutes les deux semaines, soit une fois par mois.
Le résultat ? Les inhibiteurs PCSK9 réduisent le LDL de 50 à 61 % en moyenne. Les statines, même à fortes doses, atteignent plutôt 30 à 50 %. Et quand on les combine, la baisse peut dépasser 75 %.
Quels sont les effets secondaires ?
Les statines sont efficaces, mais elles ne sont pas sans risques. Environ 5 à 10 % des patients développent des douleurs musculaires, parfois sévères. C’est ce qu’on appelle la myopathie statinique. Certains rapportent aussi une sensation de « brouillard mental » ou des troubles de la mémoire - bien que ces effets soient encore débattus dans la communauté scientifique.
Une étude de l’UCLA en 2023 a révélé que les statines augmentent de 22 % le risque d’hémorragie cérébrale chez certains patients, notamment ceux avec une pression artérielle mal contrôlée. Ce n’est pas fréquent, mais c’est un point crucial à considérer.
Les inhibiteurs PCSK9, eux, ont un profil bien plus propre. Les effets secondaires les plus courants sont des rougeurs ou des démangeaisons au site d’injection. Pas de douleurs musculaires. Pas de risque accru d’hémorragie cérébrale. Une étude publiée dans JAMA Cardiology en 2019 a montré que chez les patients déjà sous statine, ajouter un inhibiteur PCSK9 réduisait les événements cardiovasculaires de 27 % sans augmenter les effets indésirables.
Qui en bénéficie le plus ?
Les statines restent la première ligne de traitement pour la majorité des gens. Mais certains patients ne les tolèrent pas, ou ne parviennent pas à atteindre leurs objectifs de LDL malgré une dose maximale.
Les inhibiteurs PCSK9 sont conçus pour ces cas-là :
- Patients atteints d’hypercholestérolémie familiale - une maladie génétique qui fait grimper le LDL à des niveaux dangereux dès l’enfance.
- Personnes ayant déjà eu un infarctus, un accident vasculaire cérébral ou un pontage coronarien - c’est ce qu’on appelle la maladie cardiovasculaire atherosclérotique (ASCVD).
- Ceux dont le LDL reste au-dessus de 70 mg/dL malgré une statine à dose maximale.
Un cas typique ? Un patient de 42 ans, atteint d’hypercholestérolémie familiale, dont le LDL était à 286 mg/dL malgré une forte dose de rosuvastatine. Après avoir ajouté alirocumab, son LDL est tombé à 58 mg/dL - un changement qui peut sauver sa vie.
Coût et accessibilité : le gros obstacle
Les statines génériques coûtent entre 4 et 10 dollars par mois. En France, elles sont largement remboursées. Les inhibiteurs PCSK9, eux, coûtent entre 5 000 et 14 000 dollars par an - soit environ 400 à 1 200 euros par mois.
En France, leur remboursement est possible, mais strictement encadré. Vous devez avoir une ASCVD confirmée ET un échec à atteindre vos objectifs de LDL malgré une statine à dose maximale. Les mutuelles exigent souvent une preuve écrite de l’intolérance aux statines ou d’un traitement inadéquat.
87 % des assureurs aux États-Unis imposent cette condition avant d’approuver un inhibiteur PCSK9. En France, le processus est similaire : une demande de prise en charge spéciale, souvent accompagnée d’un dossier médical complet. Sans cela, le patient paie lui-même - ce qui est impossible pour la plupart.
Administration : comprimé contre injection
Prendre un comprimé chaque matin est simple. Même si vous oubliez une journée, ce n’est pas catastrophique.
Les injections, en revanche, demandent un changement d’habitude. Il faut apprendre à se les faire soi-même. La plupart des patients réussissent après 1 à 2 démonstrations avec un infirmier. Les flacons doivent être conservés au réfrigérateur. Les stylos injecteurs sont conçus pour être discrets et indolores - mais l’idée d’une aiguille tous les quinze jours fait peur à beaucoup.
Sur les forums de patients, les témoignages sont contrastés. Sur Drugs.com, les inhibiteurs PCSK9 ont une note moyenne de 7,9/10. Les commentaires positifs parlent de « disparition totale des douleurs musculaires » et d’une « réduction spectaculaire du LDL ». Les critiques ? « J’ai peur de me piquer », « J’ai dû attendre 6 mois pour que l’assurance accepte », ou encore « Le coût mensuel est insupportable ».
Et les nouvelles alternatives ?
Les inhibiteurs PCSK9 ne sont pas les seuls nouveaux venus. Il y a aussi l’inclisiran (Leqvio), un traitement par ARN interférent qui se fait seulement deux fois par an. Il est déjà disponible en Europe et réduit le LDL de 50 % environ. Il ne nécessite pas d’injection mensuelle - ce qui le rend très attrayant.
Et en 2024, Merck a publié des données prometteuses sur MK-0616, un inhibiteur PCSK9 oral, en phase II. Si les résultats se confirment, on pourrait avoir un comprimé qui fait ce que font les injections - sans aiguille. Ce serait une révolution.
Que choisir ? Une décision personnalisée
Il n’y a pas de réponse universelle. Voici comment penser à votre choix :
- Si vous avez un risque cardiovasculaire modéré et que vous tolérez bien les statines : restez sur les statines. Elles sont sûres, bon marché, et ont prouvé qu’elles réduisent la mortalité.
- Si vous avez eu un infarctus, un AVC, ou si vous avez une maladie génétique du cholestérol, et que vos LDL restent élevés malgré les statines : les inhibiteurs PCSK9 sont une option essentielle.
- Si vous avez des douleurs musculaires persistantes avec les statines : les inhibiteurs PCSK9 sont probablement votre meilleure voie.
- Si le coût ou l’injection vous bloquent : discutez de l’inclisiran ou d’autres alternatives comme le bempédoïque (Nexletol), qui est oral et moins cher.
Les experts comme le Dr Paul Ridker (Harvard) disent clairement : les statines restent la base. Mais le Dr Jeffrey Saver (UCLA) ajoute : « Pour les patients à risque de saignement cérébral ou intolérants aux statines, les inhibiteurs PCSK9 sont une option plus sûre. »
Conclusion : ce qui compte vraiment
Le vrai but, ce n’est pas de choisir entre deux médicaments. C’est de réduire votre risque cardiovasculaire, d’éviter une crise cardiaque ou un AVC, et de vivre plus longtemps - en bonne santé.
Les statines ont sauvé des millions de vies. Les inhibiteurs PCSK9 offrent une nouvelle chance à ceux qu’elles n’ont pas pu aider. L’un n’exclut pas l’autre. Parfois, les deux sont nécessaires.
Le plus important ? Ne vous laissez pas décourager par le coût ou la complexité. Parlez-en à votre médecin. Demandez une évaluation lipidique complète. Si vous êtes un candidat potentiel, les aides financières et les programmes d’assistance existent - et vous avez le droit d’y accéder.
Le traitement du cholestérol n’est plus une affaire de comprimé unique. C’est une stratégie personnalisée. Et vous avez le droit de choisir celle qui vous convient le mieux.
Les inhibiteurs PCSK9 peuvent-ils remplacer les statines ?
Non, pas en première intention. Les statines restent le traitement de référence pour la majorité des patients en raison de leur efficacité prouvée, de leur sécurité à long terme et de leur faible coût. Les inhibiteurs PCSK9 sont réservés aux cas où les statines ne suffisent pas, ne sont pas tolérées, ou chez les patients à très haut risque cardiovasculaire. Ils sont souvent utilisés en complément, pas en remplacement.
Les inhibiteurs PCSK9 font-ils maigrir ?
Non, ils ne provoquent pas de perte de poids. Leur seul effet connu est la réduction du cholestérol LDL. Certains patients rapportent une meilleure énergie après avoir réduit leur LDL, ce qui peut les inciter à bouger davantage - mais ce n’est pas un effet direct du médicament.
Combien de temps faut-il pour voir l’effet des inhibiteurs PCSK9 ?
L’effet est rapide. Une baisse significative du LDL est visible dès 2 à 4 semaines après la première injection. L’effet maximal est atteint autour de 8 à 12 semaines. Les études cliniques mesurent les résultats sur 12 à 24 mois, mais les changements biologiques se produisent en quelques semaines.
Peut-on arrêter les inhibiteurs PCSK9 une fois que le LDL est bas ?
Non. Comme les statines, les inhibiteurs PCSK9 doivent être pris en continu. Dès que vous arrêtez, le niveau de LDL remonte à son niveau initial en quelques semaines. Ce n’est pas un traitement ponctuel - c’est une thérapie de longue durée, souvent à vie, pour les patients à haut risque.
Les inhibiteurs PCSK9 ont-ils des effets sur le foie ou les reins ?
Non, ils n’ont pas d’effet connu sur le foie ou les reins. Contrairement aux statines, qui peuvent parfois augmenter les enzymes hépatiques, les inhibiteurs PCSK9 ne sont pas métabolisés par le foie. Ils sont éliminés par dégradation protéolytique, sans impact sur la fonction rénale ou hépatique. C’est un avantage majeur pour les patients ayant des problèmes de foie ou d’insuffisance rénale.
Sophie LE MOINE
novembre 21, 2025 AT 21:05Les injections, je les trouve moins pénibles que les douleurs musculaires. J’ai testé les deux. Préfère encore me piquer que me traîner comme un zombie.
Nicole Tripodi
novembre 22, 2025 AT 12:35Je trouve fascinant que les inhibiteurs PCSK9 n’affectent pas le foie. Pour les patients avec une stéatose hépatique, c’est une révolution. Beaucoup de médecins ignorent encore ce point. À diffuser.
Thibaut Bourgon
novembre 23, 2025 AT 10:36Je suis sous alirocumab depuis 8 mois. Mon LDL est passé de 210 à 48. Je suis vivant. Point.
Justine Anastasi
novembre 24, 2025 AT 19:19Vous savez ce qu’ils ne vous disent pas ? Les labos ont payé des études pour faire croire que les statines sont sûres. Le brouillard mental ? Un effet collatéral bien réel. Et les hémorragies cérébrales ? On les minimise parce que les statines rapportent trop d’argent. Regardez les conflits d’intérêts dans les lignes directrices. Tout est truqué.
Les inhibiteurs PCSK9 ? Pareil. Ils sont chers pour une raison : ils sont conçus pour durer. Pas pour guérir. Vous croyez que c’est pour votre santé ? Non. Pour votre dépendance.
Et puis, pourquoi personne ne parle des études chinoises sur les régimes à base de riz rouge ? Naturel. Pas d’aiguille. Pas de facture. Juste un truc que les labos veulent vous cacher.
Je ne dis pas d’arrêter les médicaments. Je dis de questionner. Toujours. Le système médical est une machine à générer des malades. Vous êtes un client. Pas un patient.
Et si je vous disais que le cholestérol n’est pas le vrai coupable ? Que c’est l’inflammation chronique, le sucre, le stress ? Que les statines ne traitent pas la cause ? Vous seriez scandalisé. Et pourtant…
Le vrai danger, ce n’est pas le LDL. C’est la croyance qu’un comprimé peut réparer une vie mal vécue.
Bregt Timmerman
novembre 26, 2025 AT 09:14En Belgique on a les mêmes problèmes. Mais ici on a des mutuelles qui paient si vous avez un dossier solide. Pas comme en France où tout est bloqué par des bureaucrates en costume. On est pas des enfants, on est des citoyens. On mérite mieux.
Noé García Suárez
novembre 27, 2025 AT 15:35Le vrai enjeu n’est pas la molécule, c’est la logique du soin. On traite les chiffres, pas les personnes. On prescrit des médicaments comme des réponses techniques à des problèmes systémiques : alimentation, sédentarité, stress, pollution. Les statines sont un pansement sur une plaie infectée. Les PCSK9 ? Un pansement plus cher. La vraie médecine, c’est la prévention. Mais elle ne rapporte rien. Alors on continue à injecter, prescrire, facturer.
Je ne nie pas l’efficacité. Je dénonce la logique. On a transformé la santé en industrie. Et nous, on est les produits.
Corinne Serafini
novembre 27, 2025 AT 20:24Je trouve ça irresponsable de parler d’injections comme si c’était une solution simple. Vous avez déjà essayé de vous injecter quelque chose tous les quinze jours ? C’est une honte pour notre système de santé que ça soit la seule option pour certains patients. Et puis, le coût… on parle de 1200 euros par mois. Pourquoi les labos ne font pas de génériques ? Parce qu’ils veulent que vous restiez dépendants. Et vous, vous les laissez faire.
Rudi Timmermans
novembre 28, 2025 AT 16:23Je suis cardiologue. J’ai prescrit des PCSK9 à plus de 50 patients. Ceux qui ont eu un infarctus avant 45 ans ? Leur LDL ne redescend jamais avec les statines seules. Ceux-là, je leur dis : ‘Vous avez une seconde chance. Prenez ça.’ Et ils vivent. Je n’ai jamais vu d’effet secondaire grave. Juste des peurs. Et des factures. Ce n’est pas le médicament qui est le problème. C’est l’accès.
Nathalie Garrigou
novembre 30, 2025 AT 05:03Et si je vous disais que les inhibiteurs PCSK9 sont une arnaque ? Que leur efficacité à long terme est inconnue ? Que les études sont financées par les mêmes labos qui vendent les statines ? Que tout ça, c’est pour vous garder sous perfusion ? Vous croyez vraiment que les médecins ne savent pas ? Ils savent. Ils choisissent de ne rien dire.
Christine Caplan
décembre 1, 2025 AT 19:47Je suis diabétique et j’ai une hypercholestérolémie familiale. J’ai arrêté les statines à cause des douleurs. J’ai commencé les PCSK9. Je me suis sentie vivre à nouveau. Je dors mieux. Je marche. Je ne me sens plus un patient. Je me sens humaine. Ce médicament ne m’a pas juste abaissé mon LDL. Il m’a rendu ma vie. Merci à ceux qui ont lutté pour qu’il existe.
Les Gites du Gué Gorand
décembre 1, 2025 AT 23:45Je suis un peu comme vous, j’ai peur des aiguilles. Mais j’ai appris à le faire en 2 jours. Le stylo est comme un crayon. Il fait un petit clic. Et puis… c’est fini. Je me dis : ‘C’est pour ma vie.’ Et ça change tout. La peur est plus grande que la douleur. Mais la vie est plus grande que la peur.
Maxime ROUX
décembre 2, 2025 AT 03:49Le truc avec le bempédoïque, c’est qu’il est oral et qu’il agit sur une autre voie. Moins d’effets musculaires. Moins cher. Et ça marche. Mais les médecins ne le connaissent pas. Ils pensent encore que la statine, c’est la seule solution. C’est du passé. Le futur, c’est la combinaison. Le bempédoïque + PCSK9 + régime. Pas juste un comprimé.
clement fauche
décembre 3, 2025 AT 02:43Vous croyez que les labos veulent que vous viviez longtemps ? Non. Ils veulent que vous soyez malade toute votre vie. Pourquoi ? Parce que les médicaments sont vendus par abonnement. Pas par guérison. Les statines ? Abonnement. Les PCSK9 ? Abonnement premium. Le vrai problème, c’est que la médecine n’est plus une science. C’est un business. Et vous, vous êtes la marchandise.
Valentine Aswan
décembre 3, 2025 AT 20:54Je suis une femme de 58 ans, j’ai eu un AVC à 52. J’étais sous statine. J’ai eu des douleurs dans tout le corps. J’ai pleuré. J’ai cru que je ne marcherais plus. Puis j’ai eu accès à alirocumab. J’ai pleuré encore. Mais cette fois, c’était de soulagement. J’ai repris le jardinage. J’ai retrouvé mes petits-enfants. Je ne veux pas qu’on me dise que c’est juste un médicament. C’est une seconde chance. Et si vous avez peur du coût ? Demandez de l’aide. Il y a des associations. Des programmes. Des gens qui veulent vous aider. Ne laissez pas la peur vous voler votre vie. Vous méritez mieux.
Jean Yves Mea
décembre 4, 2025 AT 19:29La vraie question n’est pas ‘statine ou PCSK9’ ? C’est ‘qu’est-ce que vous êtes prêt à faire pour vivre ?’ Prendre un comprimé. S’injecter. Changer de régime. Bouger. Parler à votre médecin. Demander de l’aide. Le médicament n’est qu’un outil. La vie, c’est vous qui la construisez. Alors, quel est votre prochain pas ?