Prendre en main sa santé : Comment bien parler de ses médicaments et effets secondaires

Prendre en main sa santé : Comment bien parler de ses médicaments et effets secondaires
25 décembre 2025 15 Commentaires Fabienne Martel

Journal des symptômes médicamenteux

Enregistrez votre symptôme
Mon journal des symptômes

Notez ici vos symptômes pour en discuter avec votre médecin. Utilisez cette fiche comme guide lors de votre prochain rendez-vous.

Aucun enregistrement. Ajoutez votre premier symptôme ci-dessus.

Vous prenez un médicament, et quelque chose ne va pas. Vous vous sentez fatigué, étourdi, ou vos jambes font des crampes la nuit. Vous vous dites : « C’est peut-être normal ». Vous vous taisez. Mais ce silence peut coûter cher - en santé, en temps, et même en vie.

Pourquoi il faut parler, même si vous avez peur d’être un « complément »

Beaucoup de patients hésitent à parler de leurs effets secondaires. Ils craignent d’être jugés, d’ennuyer leur médecin, ou de paraître exigeants. Pourtant, selon une étude de l’Agence pour la recherche et la qualité des soins de santé, 78 % des patients veulent discuter des effets secondaires pendant leur consultation. Mais 61 % se sentent pressés. Les rendez-vous en soins primaires durent en moyenne 13 minutes. Dans ce laps de temps, il faut parler de la pression artérielle, du diabète, du stress, et maintenant, de cette nausée qui vous empêche de manger.

Mais voici la vérité : votre médecin ne peut pas vous aider s’il ne sait pas ce qui ne va pas. Les effets secondaires sont souvent sous-déclarés. Seulement 1 à 10 % des réactions négatives sont rapportées officiellement à la FDA. Pourtant, chaque signalement compte. Un patient qui dit : « J’ai eu des étourdissements après avoir pris ce médicament » peut aider à détecter un risque invisible pour d’autres.

Comment parler sans se faire interrompre

Parler n’est pas assez. Il faut bien parler. Et pour ça, il existe des outils simples, validés par la recherche.

Le système « Ask Me 3 » a été créé pour guider les patients. Il vous demande de poser trois questions avant de quitter le cabinet :

  • Quel est mon problème principal ?
  • Que dois-je faire ?
  • Pourquoi est-ce important pour moi ?
Ces questions ne sont pas qu’un rappel. Elles repositionnent la conversation. Vous ne demandez pas juste « Est-ce normal ? » - vous cherchez à comprendre votre traitement dans son ensemble.

Un autre outil, le SBAR (Situation, Contexte, Évaluation, Recommandation), vient du monde militaire. Il fonctionne aussi bien pour un patient qu’un infirmier :

  • Situation : « Depuis que j’ai commencé ce médicament, j’ai des crampes aux jambes presque tous les soirs. »
  • Contexte : « Je les ai notées dans mon journal pendant trois semaines. Elles commencent environ 2 heures après la prise. »
  • Évaluation : « Je pense que cela vient du médicament, car elles n’existaient pas avant. »
  • Recommandation : « Pourriez-vous vérifier si c’est un effet connu ? Ou envisager une autre option ? »
Une étude de l’Université du Michigan a montré que les patients qui utilisent ce genre de structure sont 37 % plus susceptibles d’être entendus.

Le journal des symptômes : votre arme secrète

Le plus puissant outil que vous avez ? Un carnet. Pas un carnet vague. Un journal précis.

Notez :

  • Le nom du médicament (et la dose)
  • La date et l’heure où vous l’avez pris
  • Le symptôme (ex. : étourdissement, bouche sèche, insomnie)
  • La sévérité (sur une échelle de 0 à 10)
  • Le moment où il apparaît (1 heure après ? le lendemain ?)
Un patient sur Reddit a partagé : « J’ai noté 37 épisodes de vertiges en 4 semaines. Quand j’ai montré ça à mon médecin, elle a changé le traitement la semaine suivante. »

Les applications comme Medisafe (approuvée par la FDA) permettent de faire ça automatiquement. Elles envoient des rappels, enregistrent les effets, et génèrent des rapports à imprimer. 87 % des utilisateurs disent qu’elles les aident à être plus précis.

Patient utilisant la méthode SBAR en quatre panneaux animés, avec des éléments visuels symbolisant son état et sa demande.

Que faire si on vous ignore ?

Parfois, malgré tout, on vous répond : « C’est normal. » Ou « Ce n’est pas grave. »

Ce n’est pas une fin. C’est un signal.

Vous avez le droit de demander :

  • « Est-ce un effet secondaire connu de ce médicament ? »
  • « Y a-t-il des alternatives avec moins de risques ? »
  • « Puis-je consulter un pharmacien pour vérifier les interactions ? »
Un patient a raconté sur PatientsLikeMe qu’il avait dit à son cardiologue que son nouveau traitement causait des crampes. On lui a répondu : « C’est courant. » Il a arrêté le médicament. Deux semaines plus tard, il a eu un mini-accident vasculaire cérébral.

Ce n’est pas un cas isolé. Les effets secondaires non traités sont l’une des trois principales raisons pour lesquelles les gens arrêtent leurs médicaments. Et selon l’OMS, cela cause environ 50 % des échecs de traitement.

Les ressources gratuites qui peuvent vous aider

Vous n’avez pas besoin d’être un expert. Des outils existent pour vous guider.

  • MedlinePlus : un site du gouvernement américain avec des informations fiables sur les médicaments, en français aussi.
  • Le feuillet d’information du patient (FIP) : il est obligatoire en France depuis 2010. Il est souvent trop technique. Mais si vous le lisez avec un crayon, vous pouvez souligner ce qui vous inquiète et le montrer à votre médecin.
  • Le cours « Parler de ses médicaments » de la National Council on Aging : gratuit, en ligne, et conçu pour les personnes âgées. Il a aidé 63 % des participants à gagner en confiance.
  • MedWatcher Connect : une nouvelle plateforme de la FDA (disponible en anglais, mais utilisable même si vous ne parlez pas anglais) pour signaler directement un effet secondaire. En 30 jours, elle a reçu plus de 12 000 signalements - contre 3 200 en moyenne auparavant.
Femme âgée avançant dans un couloir hospitalier abstrait, tenant une tablette qui émet une lumière réconfortante.

Les erreurs à éviter

Voici ce que ne pas faire :

  • Ne pas apporter vos médicaments : votre médecin ne sait pas ce que vous prenez vraiment. Vous pouvez oublier un complément, un médicament en vente libre, ou une dose changée.
  • Ne pas demander d’écrit : demandez un plan d’action écrit. « Je vais arrêter le médicament » ou « Je vais réduire la dose » - c’est trop vague. Demandez : « Quand dois-je revenir ? Quels symptômes doivent m’inquiéter ? »
  • Ne pas consulter un pharmacien : ils sont formés pour les interactions médicamenteuses. Ils peuvent vous dire en 5 minutes si deux de vos médicaments peuvent s’entrechoquer.
  • Ne pas croire que « c’est juste du vieillissement » : les effets secondaires ne sont pas « normaux » à 70 ans. Ils sont souvent évitables.

Et si vous êtes en situation de vulnérabilité ?

Les études montrent que les patients issus de minorités ethniques, ou ceux avec un faible niveau de littératie en santé, sont 43 % moins susceptibles de signaler des effets secondaires. C’est un problème de système, pas de personne.

Si vous vous sentez dépassé :

  • Amenez quelqu’un avec vous à votre rendez-vous.
  • Demandez un interprète si vous n’êtes pas à l’aise en français.
  • Utilisez les services d’accompagnement de santé (navigateurs de santé) - ils existent dans les hôpitaux et les centres de santé publique.
La santé n’est pas un luxe. Elle est un droit. Et parler de vos médicaments, c’est exercer ce droit.

Un petit pas, un grand changement

Vous n’avez pas besoin de faire un discours. Pas besoin d’être parfait.

Commencez par ça : avant votre prochain rendez-vous, écrivez une chose. Une seule. Ce que vous ressentez. Ce que vous craignez. Ce que vous ne comprenez pas.

Ensuite, apportez-le. Dites simplement : « J’ai noté ça. Je voudrais en parler. »

C’est tout. Ce petit geste peut changer votre traitement. Votre vie. Et peut-être, celle d’autres.

Chaque signalement compte. Chaque voix compte. Votre santé ne peut pas attendre.

Et si mon médecin me dit que mes effets secondaires sont « normaux » ?

« Normal » ne veut pas dire « inoffensif ». Certains effets secondaires sont courants, mais pas inévitables. Demandez : « Est-ce que ce symptôme est connu ? Est-ce qu’il disparaît avec le temps ? Y a-t-il une alternative plus douce ? » Si la réponse reste vague, demandez un second avis ou consultez un pharmacien. Votre corps vous parle - écoutez-le.

Puis-je arrêter un médicament si je n’aime pas ses effets ?

Non, ne l’arrêtez pas seul. Certains médicaments, comme les antidépresseurs ou les traitements pour l’hypertension, peuvent causer des rechutes dangereuses si on les arrête brutalement. Parlez-en à votre médecin. Ensemble, vous pouvez réduire la dose, changer de traitement, ou ajouter un soutien. L’arrêt doit être planifié, pas improvisé.

Les médicaments en vente libre peuvent-ils causer des effets secondaires ?

Oui, et souvent plus qu’on ne le pense. Les anti-inflammatoires comme l’ibuprofène peuvent endommager les reins ou provoquer des saignements. Les somnifères en vente libre peuvent causer de la confusion chez les personnes âgées. Même les vitamines en forte dose peuvent interférer avec vos traitements. Tous les médicaments - même ceux que vous achetez sans ordonnance - doivent être discutés avec votre médecin.

Comment savoir si un effet secondaire est grave ?

Recherchez les signes d’alerte : difficultés à respirer, gonflement du visage ou de la gorge, pouls très rapide, perte de conscience, douleur thoracique, saignement inexpliqué, ou changement soudain de comportement. Si vous avez l’un de ces symptômes, allez aux urgences immédiatement. Pour les autres, notez-les dans votre journal et parlez-en à votre médecin dans les 48 heures.

Les applications de suivi sont-elles fiables ?

Oui, si elles sont approuvées par les autorités sanitaires. Medisafe, par exemple, est approuvé par la FDA et utilisé dans des hôpitaux aux États-Unis. Il enregistre vos prises, vos symptômes, et génère des rapports clairs. Mais ce n’est pas un substitut à la consultation médicale - c’est un outil pour mieux communiquer avec votre médecin.

Pourquoi les patients âgés ont-ils plus de difficultés à parler ?

Ils prennent souvent plusieurs médicaments, ont moins confiance en leur capacité à comprendre, ou craignent d’être considérés comme « difficiles ». De plus, les médecins peuvent sous-estimer leurs symptômes en les attribuant au vieillissement. Mais les études montrent que les personnes âgées qui parlent de leurs effets secondaires réduisent leurs hospitalisations de 22 %. Leur voix est cruciale - et elle doit être entendue.

15 Commentaires

  • Image placeholder

    Caroline Vignal

    décembre 27, 2025 AT 05:54

    Arrêtez de vous taire. Vos symptômes ne sont pas « normaux » - ils sont des signaux d’alarme. J’ai attendu 6 mois avant de parler de mes étourdissements. Résultat ? J’ai failli perdre la vue. Parlez. Maintenant.
    Et arrêtez de croire que le médecin sait tout. Il a 13 minutes. Vous avez 13 ans de vie. Choisissez bien votre bataille.

  • Image placeholder

    Cassandra Hans

    décembre 28, 2025 AT 20:09

    Je suis médecin. Et je vais vous dire la vérité : 90 % des patients me disent « tout va bien »… alors qu’ils ont un journal de 17 pages. Vous pensez que je ne vois pas ? Je vois. Mais je ne peux pas lire votre esprit. Vous devez parler. Pas juste « j’ai mal ». Dites : « C’est pire le matin, après le café, et ça me fait vomir ». Là, je peux aider. Sinon, je vous prescris un anti-nausée et je vous revois dans 3 mois. Et vous, vous continuez à souffrir en silence. C’est triste. Et c’est inutile.

  • Image placeholder

    Nicolas Mayer-Rossignol

    décembre 29, 2025 AT 21:51

    Oh wow. Un guide pour parler à son médecin. Incroyable. On a oublié que les patients sont des êtres humains, pas des robots à remplir des formulaires. Le SBAR ? Seriously ? Vous voulez qu’on parle comme des soldats en zone de combat pour qu’on nous écoute ?

  • Image placeholder

    Raissa P

    décembre 30, 2025 AT 09:13

    Vous savez ce qui est vraiment toxique ? C’est de croire que la médecine est une affaire de « bonnes questions ». Non. C’est une affaire de pouvoir. Et les patients ne sont pas des clients. Ils sont des sujets. Et les médecins ? Des gardiens du temple. Vous voulez être entendu ? Apprenez le jargon. Apprenez à parler comme eux. Sinon, vous resterez dans l’ombre. C’est la vérité. Pas une opinion.

  • Image placeholder

    theresa nathalie

    janvier 1, 2026 AT 08:35

    je fait un journal depuis 3 mois et jai oublié 2 fois de noter la dose... et mon doc a dit que c etait pas grave... donc je crois que c est une perte de temps. mais bon... jessaie

  • Image placeholder

    Chantal Mees

    janvier 2, 2026 AT 08:08

    Je tiens à souligner l’importance fondamentale de la communication bidirectionnelle dans le cadre de la relation thérapeutique. L’absence de signalement systématique des effets indésirables constitue une faille structurelle dans le système de soins, qui compromet la qualité de l’information clinique et, par conséquent, la sécurité du patient. Il convient de promouvoir des protocoles standardisés, intégrant une évaluation objective des symptômes, afin de garantir une prise en charge optimale et éthique.

  • Image placeholder

    olivier nzombo

    janvier 3, 2026 AT 03:45

    Je viens de voir un patient qui a arrêté son anticoagulant parce qu’il avait « des picotements ». Deux semaines plus tard, il a eu un AVC. Son médecin l’avait prévenu. Il a dit : « Je pensais que c’était juste une réaction normale ». 🤦‍♂️
    Vous voulez vivre ? Écoutez. Pas juste « j’ai mal ». Dites : « Je pense que c’est lié à X ». Et apportez votre journal. Ou vous allez finir en réanimation. Et moi, je vais devoir dire à votre famille : « J’avais prévenu ».

  • Image placeholder

    Pauline Schaupp

    janvier 4, 2026 AT 15:30

    La clé n’est pas de parler plus, mais de parler mieux. Et pour cela, il faut se préparer. Comme pour un entretien d’embauche. Vous ne vous présentez pas à un entretien sans réviser votre CV. Alors pourquoi iriez-vous chez votre médecin sans avoir rédigé vos questions, sans avoir noté vos symptômes, sans avoir vérifié vos médicaments ? Ce n’est pas une question de courage. C’est une question de préparation. Et la préparation, c’est ce qui change les résultats. Vous n’avez pas besoin d’être parfait. Vous avez besoin d’être organisé. Et là, vous gagnez. Pas le médecin. Vous.

  • Image placeholder

    Rémy Raes

    janvier 6, 2026 AT 08:26

    Mon père a 78 ans. Il a pris un nouveau médicament. Il a eu des nausées. Il a dit rien. Parce qu’il pensait que c’était « le vieillissement ». J’ai trouvé son journal de symptômes dans un tiroir. 12 jours de nausées. Il ne les avait même pas notés. J’ai pris rendez-vous avec son médecin. On a changé le traitement. Il mange à nouveau. Il sourit. Je vous dis : ne laissez pas vos proches se taire. Aidez-les. Même si c’est juste pour leur dire : « Je suis là. »

  • Image placeholder

    Sandrine Hennequin

    janvier 6, 2026 AT 17:01

    Je ne sais pas pourquoi on a peur de parler. Je me souviens quand j’ai dit à mon médecin que je n’arrivais plus à dormir après mon traitement. Il m’a regardé comme si j’étais folle. J’ai sorti mon journal. 42 nuits sans sommeil. Il a changé le médicament la semaine suivante. Je ne suis pas une « patiente difficile ». Je suis une patiente qui a pris le temps de comprendre. Et ça, ça change tout. Vous n’avez pas besoin d’être agressif. Vous avez besoin d’être clair. Et d’être prêt. C’est tout.

  • Image placeholder

    James Richmond

    janvier 7, 2026 AT 14:52

    Les patients qui parlent sont souvent les plus difficiles. Ceux qui demandent des alternatives, qui veulent des explications, qui refusent de prendre tout ce qu’on leur donne. Ils sont épuisants. Mais ils sont aussi les plus intelligents. Et les plus vivants. Les autres ? Ils prennent leur pilule. Et ils meurent en silence. Je préfère les premiers. Même s’ils me fatiguent.

  • Image placeholder

    Adrien Crouzet

    janvier 8, 2026 AT 21:10

    Le SBAR est une méthode valide, mais elle suppose que le médecin est disponible, calme, et formé à l’écoute. Ce n’est pas le cas dans les zones rurales, ni dans les hôpitaux surchargés. On ne peut pas demander à un patient de faire un exposé structuré quand le médecin est à 20 minutes de retard, stressé, et a déjà 12 dossiers devant lui. C’est un outil théorique. Pas une solution systémique.

  • Image placeholder

    james albery

    janvier 10, 2026 AT 19:59

    La FDA ne reçoit que 1 à 10 % des effets secondaires ? C’est une blague ? C’est parce que les gens ne savent pas comment signaler. Et les plateformes comme MedWatcher ? Elles sont en anglais. Et les patients âgés ? Ils ne savent pas utiliser un ordinateur. Donc les données sont faussées. Et les décisions de santé publique sont basées sur des mensonges. Bravo.

  • Image placeholder

    Sandrine Hennequin

    janvier 11, 2026 AT 08:46

    Je suis tombée sur un commentaire qui disait que le SBAR c’était pour les soldats. Non. C’est pour les gens qui veulent vivre. Si tu veux que ton médecin te prenne au sérieux, tu dois parler comme quelqu’un qui a fait des recherches. Pas comme quelqu’un qui attend qu’on lui dise ce qu’il doit faire. Tu es le seul qui vit ton corps. Personne d’autre. Alors prépare-toi. C’est ton droit. Pas un caprice.

  • Image placeholder

    Anne Ramos

    janvier 11, 2026 AT 10:20

    Je suis infirmière. Et je peux vous dire : les patients qui viennent avec un journal, une liste de médicaments, et une question précise… ils sont traités différemment. On leur donne plus de temps. On les écoute. On les croit. C’est une question de respect. Et de confiance. Et ça, ça ne se trouve pas dans un livre. Ça se construit. Chaque fois. Avec chaque mot. Avec chaque note. Avec chaque silence brisé.

Écrire un commentaire